De Cayenne a Saint georges de Oyapok
  

De Cayenne a Saint georges de Oyapok

French Guiana, Océanie le 05/10/2011

 

Mercredi 5 octobre, arrivee a 16h30 a l´aeroport Rochambeau (-5h avec la france en ete) apres avoir traverse quelques 7000km d´etendue marine. Je ressens deja une premiere vague de chaleur en posant un premier pied sur le tarmac. Pas de bus pour rallier Cayenne (la ligne n´est plus en service) donc oblige de prendre un taxi qui m´oriente vers un des pieges a touristes les moins chers en peripherie de la ville, l´hotel Ajoupa. 45 euros la nuit, c´est pas donne vu la vetuste des lieux et le peu d´amabilite du gerant, mais au moins j´ai un toit pour cette nuit (eh oui, retour aux besoins primaires).

Les prix sont ici bien plus eleves qu´en metropole (concernant les logements en tout cas). Paradoxalement, Cayenne est une ville dont la plupart des habitants ont l´air assez pauvres: en me balladant dans le centre, j´observe que beaucoup de logements ont l´air assez precaires.  Le taux de chomage y est apparemment tres important. En discutant avec des metros, c´est a peine si ceux-ci ne m´ont pas dit que la plupart des guyanais etaient des feignants et des assistes...Et pourtant, j´apprends plus tard par un quidam que beaucoup d´habitants de Cayenne paient l´ISF, aux abords de la ville pousseraient quelques somptueuses villas... Guyane, terre de contrastes??

Comme la temperature est quasi constante durant l´annee, les maisons ne sont pas particulierement faites pour resister au froid. La saison des pluies commence a la mi-novembre jusqu´a debut juillet, excepte une petite saison seche intermediaire entre debut fevrier et mi-mars.

 

 

Jeudi 6 octobre, je prends un taxi partage pour me rendre a Cacao, petit village Hmong a 70 km de Cayenne environ. Celui-ci me depose a un embranchement d´ou je fais du pouce et suis pris par le potier du village, Jean-philippe.

Installe depuis 5 ans, il m´explique que les laotiens Hmong constituent la majeure partie du village, hormis quelques metros expatries dont des bretons. Lui semble faire une allergie aux habitants de l´armorique... Je casse la croute dans un resto laotien ou je deguste des boulettes de poisson/crevettes au gingembre sauce coco, mmmhh.. Le village est desert car tous les Hmong ou presque sont partis aux champs, ou ils cultivent fruits et legumes (ils sont apparemment reputes pour etre de tres bons cultivateurs). Le village a ete cree en 1977 lorsque la france a decide d´accueillir des refugies Hmongs et de leur attribuer ces terres. 

 

 Je me cherche un logement pour la nuit, et finit par trouver un carbet ou je peux louer hamac et moustiquaire, le Kimbe kio, tenu par un breton et une laotienne. Lui est aussi guide en foret amazonienne. J´y mange le soir, avec tout un escadron de gendarmerie qui semblent avoir leur petites habitudes dans ce lieu. Bon, je sens que je ne vais pas m´y eterniser...

 

Vendredi 7 octobre, je repars avec comme destination pour la journee Saint georges de l´Oyapok, a la frontiere guyano-bresilienne. Debut de journee un peu galere pour plusieurs raisons: la chaleur equatoriale est accablante et marcher sous le soleil me fait vite transpirer a grosses gouttes.

 De plus, les guyanais sont mefiants vis a vis des automobilistes, car il y a eu des agressions de la part d´auto-stoppeurs, ce qui fait que certains conducteurs auraient presque tendance a accelere lorsqu´ils apercoivent l´esquisse de mon pouce... (malgre ma gueule d´ange)Mais je suis bientot pris par Phil, gerant du Blues road carbet situe un peu a l´ecart  de Cacao mais rattache a sa commune.  Ce dernier me paye un verre chez lui, avec sa femme, et me prodigue moults conseils pour ma route vers le Bresil.  Il me depose ensuite un peu plus loin, devant l´Auberge des Orpailleurs, sur la nationale en direction de Saint georges.

 L´heure qui suit en vaut bien trois, de rares voitures qui ont toutes les intentions du monde sauf celle de s´arreter pour m´avancer sur ma route. Mon ange gardien s´apelle David, accompagne cote passager d´une jolie bresilienne toute en sensualite, malgre un long pansement sur le bras suite a un accident de moto. Il va jusqu´a Regina pour montrer un bar/resto qu´il possede a la bresilienne en question, qui va en etre la future gerante. Sur place, il me paie a boire et a manger, sans rien demander en retour. Ce type-la est une benediction. Il est le patron d´une boite de livraison de repas, et un de ses chauffeurs rallie la seconde partie du trajet, soit Regina- Saint georges. Il me propose d´en profiter car il reste une place.

 C´est donc de cette maniere que j´effectue dans la journee les 200km qui me separent de la frontiere bresilienne. Sur place, je decide de traverser directement en pirogue sur l´Oiapoque pour aller dans la ville frontaliere bresilienne du meme nom... 

 

 

 

 

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